mercredi 6 janvier 2016

La lecture sélective ou de repérage


Cette technique de lecture sert particulièrement pour évaluer l'utilité, l'importance d'un ouvrage et à repérer les parties les plus significatives dans le cadre de son travail.

Voici comment appliquer cette technique :
  • Lire le dos du livre : vous y trouverez peut-être une courte biographie de l'auteur, un résumé, un extrait révélateur ou un commentaire de son livre.

  • Lire la page derrière la page-titre : vous y trouverez ce que l'auteur a écrit et ce qu'il projette d'écrire : « du même auteur » et « ouvrages en préparation ».

  • Noter le copyright ou le dépôt légal du livre et le nombre d'éditions : ainsi vous situerez l'ouvrage dans le temps et vous aurez une petite idée de son impact.

  • Prendre connaissance de la table des matières : elle vous renseignera sur la manière dont l'auteur a découpé son sujet, son thème, son contenu; parfois sur la manière dont il chemine. Vous pourrez noter les chapitres qui vous intéressent plus particulièrement.

  • Lire la préface : elle est écrite généralement par un spécialiste, elle sert à situer et à présenter le nouvel ouvrage et son auteur.

  • Repérer les « poteaux indicateurs » : c'est-à-dire les titres, les sous-titres, les mots ou expressions en caractères gras ou en italique, les photos qui illustrent le contexte décrit, les graphiques qui fournissent des synthèses visuelles.

  • Lire l'index : il indique à quelle page l'auteur traite de tel sujet, telle personne, tel lieu; le glossaire ou le lexique où l'on retrouve la définition des termes spécialisés utilisés.

  • Lire le chapitre d'introduction et le chapitre de conclusion : vous aurez une idée du point de départ et du point d'arrivée de l'auteur, vous saurez dans quel style il a rédigé son texte. Dans l'introduction, l'auteur précise ses motivations, ses objectifs, les grandes lignes de son ouvrage, les difficultés éprouvées, la méthode utilisée et la population-cible. 

    Un avant-propos ou un avertissement remplace parfois l'introduction. La conclusion résume l'ouvrage, soulève les questions à approfondir, ouvre des perspectives.

  • Prendre connaissance du premier paragraphe de chaque chapitre : il situe généralement le contenu du chapitre et le met en relation avec les précédents.

  • Vérifier si, à la fin de chaque chapitre, l'auteur n'a pas lui-même résumé ce chapitre : pour ce faire, lire attentivement les derniers paragraphes de chaque chapitre.
Tout au long de cette lecture sélective, prendre en note ce qui est significatif pour son travail.

Les cinq avantages clés de la lecture


librairie africaine

Le monde de la littérature a toujours quelque chose à nous offrir. Lorsque nous lisons un roman ou une fiction, notre imagination se met tout de suite en itinérance autour d’un monde complètement nouveau des merveilles. Et nous ne parvenons toujours pas à faire la distinction entre
ce qui est réel et ce qui est fictif. Alors qu’aujourd’hui, certaines personnes présentent une sorte de dépendance envers la lecture, d’autres ne veulent même pas lire les gros titres d’un quotidien.
Et pourtant, l’habitude de lire des livres, des romans et des fictions peuvent présenter de nombreux avantages à nous offrir. Ainsi, il devient très important d’entretenir cette habitude dans les années formatrices de la vie. En effet, plusieurs facteurs jouent à entretenir cette habitude chez nous parmi lesquels l’environnement familial, la proximité d’une bibliothèque, l’influence des parents, des membres de la famille ou des pairs, etc.
Romans ou fictions sont comme les films où l’esprit des lecteurs commence à travailler immédiatement une fois qu’ils se mettent à lire. C’est la langue du roman ou de la fiction qui crée des images dans l’esprit du lecteur, mais aucun visuel réel n’est là. De nombreuses études ont montré que la lecture d’un roman ou une fiction augmente notre puissance de cerveau et de la créativité. Ainsi, elle nous permet de travailler nos cellules du cerveau afin d’augmenter notre productivité et de bénéficier d’énormes qualités :
1. Développer sa pensée créative. Etre créatif, c’est le bonheur dans la vie personnelle ainsi que la vie professionnelle. Les gens deviennent de bons entrepreneurs ou des écrivains à succès parce qu’ils ont pu développer les compétences de la pensée créatrice.
2. Enrichir son vocabulaire. Chaque fois que nous lisons un nouveau roman ou une fiction, nous rencontrons plusieurs mots nouveaux. Ainsi, il est très bénéfique pour augmenter notre vocabulaire de mots connus.
3. La lecture, un aliment complet. C’est une expérience rajeunissante. Elle relaxe tout notre être, détend nos sens et nous permet ainsi de travailler plus rapidement et de façon productive.
4. Développement personnel. Lorsque nous lisons une biographie ou à propos des personnalités légendaires, nous sommes influencés par eux. Ce tour nous aide à développer notre estime de soi. Par ailleurs la lecture élargit notre sphère de la connaissance qui stimule réellement notre estime de soi aussi.
5. Renforcer son emprise sur une langue. Notre connaissance d’une langue particulière devient plus fort avec l’aide de la lecture, et en particulier à travers la lecture de romans ou fictions.

Conseils pour la lecture de livres d'histoire pour les enfants


  • Prenez quelques minutes pour regarder la jaquette du livre et inciter l'enfant à discuter du contenu possible de l'histoire.
  • Lisez avec beaucoup d'intonation. Parlez comme les personnages. S'il s'agit d'un gros ours, utilisez une voix grave. S'il s'agit d'une petite coccinelle, parlez avec une voix aiguë.
  • Invitez l'enfant à participer à l'histoire, par exemple en arrêtant à un point de l'histoire et en lui demandant de prévoir la suite dans ses propres mots.
  • Après la lecture, posez des questions à l'enfant. Qu'a-t-il aimé? Pourquoi? Est-ce que l'histoire pourrait être différente? Comment? Qu'aurait-il fait à la place du personnage principal? Pourquoi la petite souris se cache-t-elle? Où est le chat?
  • À l'aide des images du livre, présentez les mots nouveaux.
  • Invitez l'enfant à vous raconter l'histoire dans ses propres mots.

Comment lire avec votre enfant ?


  • En général, en lisant vous-même (un écran d'ordinateur, du courrier, un journal, une revue, un roman, un livre de recettes, etc.).
  • En établissant une période de lecture tous les jours, au même endroit et au même moment, à la maison.
  • En présentant une vaste gamme de matériel de lecture qui tient compte des intérêts de l'enfant.
  • En profitant de toutes les occasions de la vie courante pour montrer à l'enfant l'utilité de la lecture (lire la liste d’épicerie, montrer le nom de la rue, les chiffres de l’adresse sur la maison, lui faire entrer les numéros de l’emplacement de stationnement dans un appareil à émettre les billets de stationnement, les instructions pour faire du maïs soufflé au micro-ondes, etc.).

les livres, le fondement de l'apprentissage

Lire peut sembler, pour la plupart d'entre nous, une opération simple et facile. Aujourd'hui. Car avant de pouvoir lire sans difficulté, il a fallu apprendre. Et cet apprentissage, plus ou moins agréable selon les contextes, prend un temps relativement long, plusieurs années si on parle de maîtrise. La lecture n'est donc pas un processus inné mais bien le résultat d'une éducation, d'une formation. Et de la pratique. Surtout de la pratique. A tel point que bon nombre de personnes qui ont appris à lire ne deviendront jamais de bons lecteurs parce qu'ils ne lisent pas suffisamment.
En France, le taux d'illettrisme est un problème qui existe encore bel et bien. L'INSEE a ainsi réalisé une étude sur trois ans (entre 2002 et 2005) pour parvenir à la conclusion que3,1 millions de français, de 18 à 65 ans, seraient considérés comme illettrés.
En 2013, le premier ministre Jean-Marc Ayrault annonce l'attribution du label « Grande Cause Nationale » au collectif « Agir ensemble contre l'illettrisme ». L'objectif est de sensibiliser les Français à un problème qui concerne 2,5 millions de personnes.
Il ramène ainsi les chiffres à de plus modestes proportions en disant que 7% de la population âgée de 18 à 65 ans ne maîtrisent pas suffisamment la lecture et l'écriture pour être autonomes dans des situations simples de la vie quotidienne
L'illettrisme serait « un problème méconnu et sous-estimé, un obstacle dans toutes les sphères de la vie familiale, citoyenne et professionnelle ».
7% de la population française est considérée comme illettrée.
Entendons-nous bien, d'abord, sur ce qu'est l'illettrisme. Pour l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), une personne illettrée « est incapable de lire ou d'écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits en rapport avec la vie quotidienne ».
La notion d'illettrisme étant relativement récente, les moyens d'évaluation sont parfois variables. Il semble toutefois, de façon très nette, que les hommes soient bien plus touchés que les femmes. L'illettrisme est différent de l'analphabétisme, notion qui concerne celui ou celle qui n'a jamais appris à lire ou à écrire.
Il y a divers facteurs qui peuvent en partie expliquer ce taux relativement élevé d'illettrisme en France. En particulier le milieu familial et social. Un lien paraît exister entre le niveau de qualification des parents et les habiletés de lecture des enfants. La lecture est une aptitude souvent liée à l'éducation et à l'exemple. Statistiquement parlant, on trouve beaucoup d'illettrés dans les zones urbaines dites « zones sensibles » (deux fois plus que sur l'ensemble du territoire). Même constat parmi la population carcérale (40% des détenus seraient illettrés).
Cela dit, sans être illettrées, bon nombre de personnes ne sont pas non plus expertes dans cet art pourtant vital pour mener une vie autonome et constructive. Pour certains, la lecture est une vraie corvée. Une jeune fille, mettant le doigt, peut-être, sur un des fondamentaux des éléments de dissuasion, déclare : « Pour lire, il faut se casser la tête, et ça, ce n'est pas marrant. » Se « casser la tête » est un obstacle fréquent et moderne, y compris chez les adultes. Il y a donc une différence entre savoir lire et aimer lire. Or, pour parler de véritable compétence, cette dernière condition est cruciale.

De bonnes conditions de lecture

Difficile de trouver ce plaisir si l'environnement et les équipements ne s'y prêtent pas suffisamment. Avez-vous une bibliothèque ? Contient-elle un nombre minimum de livres ? Avez-vous lu ces livres ou ne sont-ils qu'une espèce de décoration ? « Ayez partout des livres chez vous, des tas de livres, recommande le docteur Theodore Rubin. Je sais que je lisais parce qu'il y avait des livres à disposition et aussi parce que tout le monde lisait ». A portée de mains, les livres deviennent immédiatement plus attrayants, d'autant plus s'ils se trouvent dans votre bibliothèque personnelle.
Etes-vous inscrit à la bibliothèque locale ? Outre un nombre important d'ouvrages, ces lieux proposent souvent des catalogues des nouveautés, des index riches et pratiques pour trouver des sujets précis.
Faites de la lecture un plaisir. Réservez un moment pour cela.
Faites de la lecture un plaisir. Réservez un moment pour cela. N'attendez pas seulement de n'avoir rien d'autre à faire. Aménagez-vous un espace propice à la lecture, avec un confort minimum, un éclairage suffisant, une température et une aération adéquates.
Ne confondez pas la lecture avec un livre dans les mains et la lecture sur un écran d'ordinateur. Certains semblent s'accommoder des dernières technologies pour lire, genre tablette électronique, très à la mode. Prudence. La lecture sur écran, surtout un ordinateur, ne produit pratiquement pas de plaisir, tout simplement parce que vos yeux ne font pas du tout le même type de travail et celui-ci devient vite pénible. Vos yeux se fatiguent plus rapidement et leur mouvement n'est pas celui, naturel, des saccades et du balayage de la page. L'ordinateur se prête bien à des recherches précises, à une approche courte et ciblée, au traitement de données. Point n'est besoin de faire la critique de cet excellent outil quand il reste à sa place. D'ailleurs, vous êtes en train de lire sur un écran.
Le lecture est encore le meilleur moyen d'acquérir de l'information, de l'assimiler confortablement, de se détendre, de marcher avec l'auteur d'un livre. La lecture entretient nos facultés cognitives comme aucune autre activité. Elle ne coûte généralement pas cher. Elle est utile toute la vie. Et comment savons-nous tout cela ? Nous l'avons lu quelque part...

Les jeunes et la lecture

Comme souvent, ce sont les jeunes gens qui restent les cibles privilégiées des vendeurs de temps - oui, ces divertissements semblent avoir l'incroyable faculté de créer du temps libre - mais n'oublions pas que nombre d'adultes sont aussi concernés. Le risque qui nous intéresse, au-delà de faire un semblant de procès à l'industrie du jeu et du télévisuel, est celui de générer une véritable indifférence à la lecture. Comment faire pour insuffler le goût de la lecture, y compris dès le plus jeune âge ?
La lecture est une habitude qu'il convient de prendre très tôt. Les parents jouent donc un rôle important pour ce qui est d'amener leurs enfants à être de bons lecteurs réguliers. Voilà pourquoi les premiers conseils s'adressent à ceux qui ont des enfants.
« Si vous êtes une chiffe molle vautrée devant votre téléviseur, votre enfant ne fera pas mieux. »
Dans un article intitulé Comment élever de bons lecteurs, le magazine Newsweek faisait ces observations remarquables de logique : « Si vous êtes une chiffe molle vautrée devant votre téléviseur, votre enfant ne fera pas mieux. Par contre, si vos enfants vous voient plongé avec délectation dans un bon livre, ils comprendront que vous ne prêchez pas seulement les bienfaits de la lecture, mais que vous y croyez vraiment. »
En termes de lecture, il y a donc des croyants et des pratiquants. Mieux vaut appartenir à la dernière catégorie. Pour quelle raison ? Parce que les enfants, et souvent nous-mêmes, sont sensibles à l'exemple. L'exemple reste le meilleur moyen d'amener quelqu'un à prendre de bonnes habitudes.
On entend parfois des parents dire que leurs enfants feront leur expérience par eux-mêmes et qu'il ne s'agit pas d'influencer leurs choix de vie. Si vous êtres parents, vous savez bien que si vous ne vous chargez pas d'inculquer à vos enfants ce que vous savez être bon pour eux,quelqu'un d'autre le fera. Inutile de préciser que s'il s'agit de leurs copains et copines le résultat peut être surprenant. A moins qu'il ne s'agisse de la télévision, autre compagnon pas toujours recommandable. Vous trouvez cela exagéré ?